La traçabilité métrologique est définie par le VIM (Vocabulaire International de Métrologie, JCGM 200:2012) comme la « propriété d'un résultat de mesure par laquelle ce résultat peut être relié à une référence par l'intermédiaire d'une chaîne ininterrompue et documentée d'étalonnages, dont chacun contribue à l'incertitude de mesure ».
La chaîne de traçabilité
La chaîne de traçabilité part du sommet hiérarchique : le BIPM (Bureau International des Poids et Mesures, Sèvres) définit les unités SI. Les instituts nationaux de métrologie (LNE en France, PTB en Allemagne, NPL au Royaume-Uni) matérialisent ces unités avec les incertitudes les plus faibles possibles. Les laboratoires accrédités COFRAC/ILAC étalonnent ensuite les étalons de référence des industriels, qui étalonnent eux-mêmes leurs instruments de travail.
Niveaux d'étalons
En atelier, la chaîne comprend typiquement : étalons nationaux (LNE) → étalons de référence de laboratoire accrédité → étalons de référence industriels → étalons de travail → instruments de production. Chaque maillon ajoute une incertitude. C'est pourquoi les instruments critiques doivent être étalonnés directement auprès d'un laboratoire COFRAC, sans maillon intermédiaire inutile.
Exigences documentaires
Pour qu'une mesure soit traçable, son certificat d'étalonnage doit mentionner : le laboratoire étalonnant et son accréditation, l'étalon de référence utilisé et son certificat, l'incertitude de mesure associée (k=2, 95 %), la date et les conditions d'étalonnage, et les résultats obtenus aux différents points de mesure. L'absence d'un de ces éléments rompt la chaîne de traçabilité.